Lauric Duvigneau [Ma carte du Monde]
Mon frère Jean - gare montparnasse 12 octobre 1936
En 1953, grâce à la Société française de photographie, elle
découvre le Club Photographique de Paris, dit le 30x40 où chaque jeudi, un professionnel vient à la rencontre des passionnés. Elle photographie les photographes à l'occasion de
leurs visites au « 30x40 », puis lors des vernissages ou des dîners. De
1947 à 1958, elle opère avec son Kodak à soufflet, puis acquière en 1958 aupès d'un ami un
objectif Leica Summarit 1,5 de 50 mm puis un boitier qui lui permettent enfin d'opérer comme elle le souhaite, c'est-à-dire en lumière ambiante sans
flash. La reconnaissance du monde artistique lui parvient en 1971, avec le Grand
Prix du Club Photographique de Paris. Le jour où elle rencontra Agathe Gaillard fut le
commencement d’une amitié qui dura jusqu’à la fin. À chaque vernissage à la galerie de son amie, ouverte en 1975, elle en profitait pour tirer le portrait du photographe exposé, d’où son surnom
de « photographe des photographes ». Yvette se fondait dans la foule et avant même que le sujet ne l'ait reconnue, elle déclenchait son appareil. Gisèle
Freund, Robert Doisneau, Édouard Boubat, Brassaï, Helmut Newton, et tant d'autres
se sont laissés immortaliser par Yvette : « Je crois les avoir tous photographiés, excepté Niépce, l'inventeur de la Photo ! ». Outre les portraits,
Yvette Troispoux a réalisé de nombreuses images douces et nostalgiques de Paris et des bords de Seine.
Yvette était un électron libre, "un petit oiseau", virvoltant parmi les convives, prêt à saisir un sujet pour enrichir sa galerie de portraits. Pendant
une cinquantaine d'années, elle a pris des photos en simple amateur sans ce soucier de la valeur marchande. Ce n'est que
tardivement, en 1982, lors de sa première exposition à la galerie Odéon-Photo à Paris que le grand
public découvre le travail monumental,
accompli en catimini.
Elle a été désigné comme photographe officiel dans le cadre du Mois de la photo en 1992 à Paris. La même année,
Yvette Troispoux est nommée Officier de l'Ordre des Arts et des Lettres ; C'est Robert Doisneau qui lui remettra sa
médaille, le 5 mars 1993, à la mairie du VIIIe arrondissement.
En 2004, pour son quatre-vingt-dixième anniversaire, Agathe Gaillard, sa galeriste, avait organisé une exposition en 34 tirages, de 1934 à 2003, qui déclinait tout son travail
personnel avec la lumière. On y voyait le gros chat noir du docteur, la Seine irradiée, des bambous au château de Gaillac, ou des enfants de dos hypnotisés par la mer. «Yvette, enchantée, avait dit : Mes photographies sont
le bonheur de ma vie.» ( sources : AFP, Libération.fr, Imprévu
magazine, Connaissance des Arts et ma mémoire ! ).
Robert Doisneau avait raison : «Quand elle sort de son sac le vieux Leica qui en a tant vu, c’est le signe que la fête commence. Les visages se
détendent.»
L'assistance pendant la conférence sur "Les Cocottes à Nice à la Belle Epoque" le 21 septembre 2001 au Château des
Ollières à Nice ...
... Le photographe, [Lauric Duvigneau] pris en photo par Yvette Troispoux, [celle que Doisneau appelait tendrement sa photocopine].
He oui, au regard de ces photos et au delà de
m'avoir surpris, les regards s'illuminent à la présence de ton Leica, Yvette... Signé, Un amoureux
éternel.
- Yvette sur Wikipédia ! :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yvette_Troispoux
- Lien vidéo : Coulommiers : Exposition Yvette Troispoux, jusqu'en Octobre 2009
http://videos.lefigaro.fr/video/iLyROoafMrEx.html
Voir les photos dans l'albun photo "Carrefour Culturel Méditerranéen" à gauche du blog.
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