Samedi 1 décembre 2007
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"Open, VISION 2008" : Ouverture Pour un Elan Nouveau

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                                                                                                                          Lauric Duvigneau


Si, à la Jeune Chambre Economique, nous parlons de développement, c’est souvent pour évoquer le développement du potentiel personnel de chacun d’entre nous.

Mais le développement, c’est aussi accroître l’importance, l’efficacité et la force de notre mouvement. Il existe des milliers de jeunes qui, comme nous, veulent changer le monde. Le monde serait, en effet, différent si plus de jeunes avaient la possibilité de travailler d’une façon organisée pour l’amélioration et le développement de leurs communautés respectives. Beaucoup n’ont pas eu la chance de croiser la Jeune Chambre pour pouvoir réaliser cet idéal.

Nous, membres Jeune Chambre, avons mis à profit notre engagement pour améliorer notre leadership, notre potentiel individuel et notre sens des responsabilités. Certains d’entre nous ont atteint, dans leurs pays, leurs régions, leurs cités respectifs, les plus hauts postes de responsable et/ou le plus haut niveau de réussite dans les affaires.

Offrons cette chance à un plus grand nombre de jeunes !
 
C’est pourquoi cette année 2008 à la JCE, sera « Open, Vision 2008 » dans les Hauts-de Seine : Ouverture Pour Elan  Nouveau 
 
  • Ouverture vers l’action en faisant aboutir des commissions innovantes, cohérentes et rayonnantes, 
  • Ouverture vers les différents partenaires pour montrer notre engagement et notre détermination, 
  • Ouverture vers les médias pour être reconnus de tous et véhiculer nos idées et nos valeurs, 
  • Ouverture vers notre cité pour prouver notre raison d’être, celle d’agitateur d’idées, 
  • Ouverture vers les autres tout simplement.
 
 
Cette ambition, partageons là, ensemble. Nous sommes créatifs, entreprenants, ouverts, et nous devons avant tout être unis pour être percutant, c’est la grande force de notre mouvement.
 
 
Notre nouvel élan dépend de nos énergies communes, avançons ensemble vers cette nouvelle Ouverture !
 
 
Lauric DUVIGNEAU

Président élu, 2008
Equipe "Open, VISION 2008"


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L'association JCEF [JCI pour l'internternational] est indépendante de tout courant politique [apolitique], religieux ou syndical.



- Pour connaître ce mouvement sur WIKIPEDIA : http://fr.wikipedia.org/wiki/JCEF

Site internet :
http://jce92.org ou www.jcef.fr 




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Dimanche 21 octobre 2007
 
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« Il était une fois une dizaine de jeunes hommes, sortis de la guerre, décidés à construire l'Europe, à la recherche d'une méthode nouvelle pour incarner leur volonté de servir l'intérêt général. Ils découvrirent la Jeune Chambre Economique. Ils redécouvrirent le civisme. Ils le conjuguèrent d'une manière moderne en partant de l'économie et en lui donnant une dimension internationale… » - Yvon CHOTARD , préface de Agir et Réussir , 1991.

Yvon CHOTARD propose à de jeunes chefs et cadres d'entreprise de fonder la JCEF en se ralliant au concept de Jeune Chambre Internationale né aux Etats-Unis*. L'association sera indépendante de tout courant politique, religieux ou syndical.


En 1976, la Jeune Chambre Economique Française obtient la reconnaissance d'utilité publique.
* « L'Association des Jeunes Hommes pour le Progrès Civique", fondée en 1915 par Henry Gissenbier, devient « Junior Chambre International » en 1944, lors du 1 er Congrès des huit organisations nationales du continent américain à Mexico.

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Candidature au poste de Président de la JCE des Hauts-de-Seine en 2008.



                                                                                                          Clichy-La-Garenne le 21 Octobre 2007.


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« L’espoir n’est pas un état de fait, mais un état d’esprit » Vaclav Havel.
 
 
 

Monsieur le Past-président,
 
 
            Je vous écris car je souhaite postuler pour la fonction de Président au bureau de la Jeune Chambre Economique des Hauts-de-Seine pour l’année 2008.
 
Postuler à ce poste pourquoi ?
 
- Pour donner du sens à notre engagement et à notre folle utopie,
 
- Pour donner, recevoir et apprendre « à savoir » ou « à ne pas savoir » ou encore « se taire » quand il le faut,
 
- Pour me surprendre à dépasser mes limites, mes craintes, peurs et prendre en compte l’Autre
 
- Pour donner « carte blanche » à la création, à l’initiative individuelle et collective, à l’envie de s’engager, aux rêves à réaliser et faire « confiance » à l’Autre et à son potentiel à se réaliser…
 
Enfin pour grandir avec vous, afin que chacun d’entre-nous découvre, au travers du collectif, sa « pépite », sa « caverne d’Ali Baba » et la fasse grandir « Ensemble ». 
 


« Oser pour faire » : en développant notre JCE 92,
« Faire pour oser » : par l’action et les actions,
« Oser pour donner envie… » : par la communication.
 
Voilà les trois axes sur lesquels je souhaite m’appuyer pour préparer la JCE 92 de demain en tenant compte des actions passées ; afin de la consolider et lui donner le rayonnement qu’elle mérite.
 
Veuillez agréer, monsieur le Past-président, mes sincères salutations.


Lauric Duvigneau
         


- Pour connaître ce mouvement et ses personnalités sur WIKIPEDIA : http://fr.wikipedia.org/wiki/JCEF

Site internet :
http://jce92.org ou www.jcef.fr 





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Lundi 17 septembre 2007
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Mon coeur est triste, Yvette... Tu nous as quitté...
Mon coeur est heureux cependant, car nos chemins se sont croisés...


"Un beau p'tit bout de femme, d'une modernité latente, d'une innocence pleine de maturité... Il est très difficile de décrire ce qui pouvait émaner d'Yvette avec des mots. Il n'est peut-être pas étonnant qu'elle ait été artiste. Elle fascine par sa simplicité de ses dires et par la longue réflexion qu'il y avait derrière. La vie doit être finalement aussi simple qu'un cliché, qu'une image et c'est alors à nous d'en retirer le bonheur, et la beauté, en toute simplicité..."  Lauric Duvigneau.



Yvette Troispoux est morte le mardi 11 septembre dernier à Paris, elle avait 93 ans. Elle a été retrouvée dans son appartement parisien.
Elle était l’amie des photographes, "la photographe des photographes", leur «photocopine», comme l’appelait Robert Doisneau qui écrivit ­aussi : «Quand elle sort de son sac le vieux Leica qui en a tant vu, c’est le signe que la fête commence. Les visages se ­détendent.» 


Toujours pimpante, la doyenne des vernissages se plaisait à ravir ses confrères les soirs de première, de Bernard Faucon à Helmut Newton («un homme qui a de l’idée»), et même Josef Koudelka qui avait fini par succomber à son charme trépidant. Aux vernissages, "elle arrivait avec son Leica et deux ou trois mascottes. Si Yvette n'était pas là, c'est que l'évènement n'était pas important", indique François Hebel, le directeur des Rencontres d'Arles.


Née le 1er juin 1914 à Coulommiers en Seine-et-Marne, Yvette Troispoux a 19 ans quand elle engloutit ses économies, 40 frs, dans l'achat de son premier boitier, un Box Agfa, dont elle réalise les tirages 6x9 à l'eau salée. Elle prend sa première photo dans le Parc des Capucins ; un cliché qui, une fois extrait du bac, s'avère être un modèle de composition, alors qu'elle n'a jamais pris une seule leçon. Après seulement quelques mois Yvette remporte le concours de photographie en juillet 1933, organisé par la municipalité de Coulommiers. Le premier prix est un Kodak Pronto lui permettant de photographier avec plus de facilité, et notamment l'être humain pris sur le vif : «Je voulais garder ceux que j’aimais», dira-t-elle simplement

Yvette a eu deux amours : son frère mort jeune et la photographie, qu’elle pratiqua pendant ses loisirs. Parmi ses premiers portraits de famille, son frère Jean à la gare Montparnasse le 12 octobre 1936, dont elle parlait avec beaucoup de tendresse et d’émotion.  Ce cliché représente la dernière fois qu'Yvette aura vu son frère : « Demandez-moi quelle est la photo dont je ne me séparerai jamais et je vous répondrai, celle que j'ai prise de Jean ». C'est alors qu'elle continuera de pratiquer la photo «en amateur», pour ne pas vexer ses parents, puis s’installera à Paris, où elle travaillera comme employée de bureau pendant quarante ans dans la même entreprise, Tréfimétaux.
 
 

Mon-frere-jean.jpg Mon frère Jean - gare montparnasse 12 octobre 1936


En 1953, grâce à la Société française de photographie, elle découvre le Club Photographique de Paris, dit le 30x40 où chaque jeudi, un professionnel vient à la rencontre des passionnés. Elle photographie les photographes à l'occasion de leurs visites au « 30x40 », puis lors des vernissages ou des dîners. De 1947 à 1958, elle opère avec son Kodak à soufflet, puis acquière en 1958 aupès d'un ami un objectif Leica Summarit 1,5 de 50 mm puis un boitier qui lui permettent  enfin d'opérer comme elle le souhaite, c'est-à-dire en lumière ambiante sans flash. La reconnaissance du monde artistique lui parvient en 1971, avec le Grand Prix du Club Photographique de Paris. Le jour où elle rencontra Agathe Gaillard fut le commencement d’une amitié qui dura jusqu’à la fin. À chaque vernissage à la galerie de son amie, ouverte en 1975, elle en profitait pour tirer le portrait du photographe exposé, d’où son surnom de « photographe des photographes ». Yvette se fondait dans la foule et avant même que le sujet ne l'ait reconnue, elle déclenchait son appareil. Gisèle Freund, Robert Doisneau, Édouard Boubat, Brassaï, Helmut Newton, et tant d'autres se sont laissés immortaliser par Yvette : « Je crois les avoir tous photographiés, excepté Niépce, l'inventeur de la Photo ! ». Outre les portraits, Yvette Troispoux a réalisé de nombreuses images douces et nostalgiques de Paris et des bords de Seine.


Yvette était un électron libre, "un petit oiseau", virvoltant parmi les convives, prêt à saisir un sujet pour enrichir sa galerie de portraits. Pendant une cinquantaine d'années, elle a pris des photos en simple amateur sans ce soucier de la valeur marchande. Ce n'est que tardivement, en 1982, lors de sa première exposition à la galerie Odéon-Photo à Paris que le grand public découvre le travail monumental, accompli en catimini. 


Elle a été désigné comme photographe officiel dans le cadre du Mois de la photo en 1992 à Paris. La même année, Yvette Troispoux est nommée Officier de l'Ordre des Arts et des Lettres ; C'est Robert Doisneau qui lui remettra sa médaille, le 5 mars 1993, à la mairie du VIIIe arrondissement.



En 2004, pour son quatre-vingt-dixième anniversaire
,
Agathe Gaillard, sa galeriste, avait organisé une exposition en 34 tirages, de 1934 à 2003, qui déclinait tout son travail personnel avec la lumière. On y voyait le gros chat noir du docteur, la Seine irradiée, des bambous au château de Gaillac, ou des enfants de dos hypnotisés par la mer. «Yvette, enchantée, avait dit : Mes photographies sont le bonheur de ma vie.»  ( sources : AFP, Libération.fr, Imprévu magazine, Connaissance des Arts et ma mémoire ! ).

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Robert Doisneau avait raison : «Quand elle sort de son sac le vieux Leica qui en a tant vu, c’est le signe que la fête commence. Les visages se ­détendent.» 


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L'assistance pendant la conférence sur "Les Cocottes à Nice à la Belle Epoque" le 21 septembre 2001 au Château des Ollières à Nice ...

...
Le photographe, [Lauric Duvigneau] pris en photo par Yvette Troispoux, [celle que Doisneau appelait tendrement sa photocopine].
He oui, au regard de ces photos et au delà de m'avoir surpris, les regards s'illuminent à la présence de ton Leica, Yvette...   Signé, Un amoureux éternel.



- Hommage de Christine Albanel, Ministre de la Culture à Yvette Troispoux - 14 septembre 2007 :
http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/communiq/albanel/ytroispoux.html

- article du "Monde" :
http://www.lemonde.fr/web/recherche_breve/1,13-0,37-1004527,0.html

- "Photographe de cocktails, Yvette Troispoux est morte" : Le blog de Vincent Josse (cf article n°3 en date du 14 septembre 2007)
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/blog/b/blog.php?id=11&m=9&y=2007


- Yvette sur Wikipédia ! :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yvette_Troispoux

- Lien vidéo : Coulommiers : Exposition Yvette Troispoux, jusqu'en Octobre 2009
http://videos.lefigaro.fr/video/iLyROoafMrEx.html


Voir les photos dans l'albun photo "Carrefour Culturel Méditerranéen" à gauche du blog.


 

Par Lauric Duvigneau - Publié dans : Engagement
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Samedi 15 septembre 2007
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Intelligence Economique, thème à la mode ou phénomène de mode ? Il existe beaucoup de flous artistiques autour de ce concept… Alors qu’est-ce que c’est ? A quoi ça sert ?
 
C’est une technique visant à aider à passer à un autre cycle pour aider à sécuriser les déboucher et compléter la technique du marketing.
 
Historiquement le marketing est né notamment avec le crack financier et industriel en 1930 afin de répondre à la difficulté de trouver des débouchés aux produits fabriqués. La technique du marketing avait pour vocation de susciter « le besoin » auprès des personnes et créer ainsi la demande, principe « du sac Vuitton ». En 1960 le marketing a été le nouveau mode de management. En plus d’un demi siècle, nous sommes passés ainsi d’un marketing de masse à un marketing individuel ou « One to one ». Nous sommes arrivés vers 1990 à la limite du système du marketing.
 


Il fallait par conséquent inventer autre chose. Une technique ou science ne s’intéressant pas seulement à l’individu mais prenant aussi en compte son environnement…
 
Cette science doit être capable  :
- d’identifier les nouvelles opportunités dans le monde.
- d’Identifier les menaces en utilisant les NTIC [Nouvelles Techniques de l’Information de la Communication] car il devient impossible de savoir ce qui ce passe avec des moyens normaux. 
- de détenir cette information au bon moment et ainsi en récupérer la substance moelle pour être plus efficace face à une concurrence exacerbée.
 
Aujourd’hui, plus de deux cents pays se battent dans une course et guerre économique. 
Précédemment, quand quinze pays avec 5% de croissance par an, se battaient pour gagner seulement un « surplus de croissance », aujourd’hui il s‘agit de deux cents pays qui veulent se partager ce surplus, en tapant sur le marché de l’autre, sur le principe « à la Vie à la Mort » .
 
 

Alors l’Intelligence Economique, c’est quoi ?

C’est la prise de conscience générale et notamment par les pays occidentaux de trouver une parade par des solutions nouvelles en développant les techniques de l’Intelligence Economique. La définition simplifiée de l’IE pourrait être : « maîtrise et protection de l’information stratégique et utile ». C’est donc bel et bien du renseignement. Cependant, en France dans notre inconscient collectif, quand on parle de « renseignement », on pense d’abord à l’image des « Tontons flingueurs »…. L’IE est née en France vers 1992 avec le rapport Martre, sorti en1994 mais appliquée avec des moyens en France que très récemment.
 
Napoléon disait « se faire battre c’est concevable, se faire surprendre c’est inconcevable ! ». L’Intelligence Economique part du principe que « plus nous en savons » et « plus nous avons des chances de gagner de nouveaux marchés ». Aujourd’hui dans nos pays occidentaux, 95 % de l’information est disponible. Cependant, ce n’est pas le cas partout : « allez demander des renseignements sur des entreprises aux USA; certains services comme le FBI vous demanderons, « qu’est-ce que vous recherchez ? », en Russie ça se passera mal pour vous, en Chine n’en parlons pas… »
 
Il existe bien par conséquent une [dissension de concurrence], d’où l’intérêt de réclamer [le droit de réciprocité] en terme d’information : « la contrepartie que nous fassions la même chose chez nous afin d’annihiler ou réduire cette dissension ». Pour information, sur deux cents pays : seulement 38 pays ont signés la charte anti-corruption et de transparence… Et dans ceux qui ne l’ont pas signé, nous retrouvons notamment : l’Inde, la Russie, la Chine, Israël.
 


Intelligence Economique : Technique d’influence et de contre-influence…
 
Aujourd’hui pour une entreprise, une bonne stratégie est nécessaire mais pas suffisante pour gagner de nouveaux marchés. Pourquoi ? A cause des techniques d’influence et de contre-influence. « En réalité une opération d’influence n’est jamais réalisée en direct, On va prendre en indirect, raconter de belles histoires pour déstabiliser l’adversaire » dixit Alain Juillet.
Ex : La guerre en Irak. à part la France, [des irréductibles bretons]… qui s’opposait ? personne.
Ex : Airbus : tout le monde parle des difficultés de l’A350. Pourquoi ? Peut-être parce que les journalistes étaient inspirés par l’adversaire de l’avionneur européen. Nous savons aujourd’hui que Boeing est aussi en retard… Qui en parle ? Personne…
 
Autre exemple de guerre d’influence : Alors que Novartis est en train de prendre le marché mondial des solutions pour les yeux, fin Août dernier, des groupes violents de défense des animaux affirment avoir infecté les flacons de solutions pour lentilles en France et en Grande-Bretagne. Pour information, 70 % des ONG (Organisations Non Gouvernementales) dans le monde sont pilotées par des entreprises. Cela signifie que c’est un bon moyen pour certains groupes de pression pilotés indirectement par des entreprises de faire passer des messages dans l’opinion publique et ainsi semer le doute et déstabiliser une autre entreprise.
 
 

Le Monde nous est ouvert, mais il nous faut le connaître et être compétitif…

Alain Juillet raconte cette anecdote surprenante. Il assiste à une réunion de viticulteurs du bordelais. Ces derniers sont très maussades et inquiets vu la concurrence effrénée des vins étrangers. Au fond de la salle, deux producteurs ne disent rien et paraissent plutôt satisfaits. Surpris, il va les voir. Ces derniers lui racontent : « Nous, on vend du vin aux chinois . En effet, tous les chinois font maintenant du vin occidental. Nous, on fait du vin typique et traditionnel chinois, spécifique en goût et qui n’est plus réalisé par les chinois c’est donc un débouché extraordinaire vu la population chinoise… ».
 
Ainsi, L’IE ne consiste pas à mettre des barbelés autour de nos frontières mais bien d’aller chez les autres pour savoir ce dont ils ont besoin et découvrir de nouveaux débouchés potentiels non encore ou plus pourvus.
 
D’après Alain Juillet : « à partir du moment où vous connaissez bien un marché, il faut avoir un état d’esprit compétitif : Ouverture d’Esprit, Réactivité, Adaptabilité et réagir rapidement ». Mais en France, la difficulté est de prendre une décision et… qu’elle soit par la suite appliquée.
Ex : l’histoire d’Arcelor, alors qu’il y avait des rumeurs de prise de contrôle par l’indien Metal Steel peu connu du grand public à cette époque, le PDG d’Arcelor avait alors réagi en disant « mais vous n’y pensez pas, vous allez comparer Chanel N°5 et l’Eau de Cologne ». L’histoire a montré que le petit venu d’ailleurs pouvait déstabiliser le grand et prendre aujourd’hui son contrôle.
 


Aujourd’hui, 20 % de l’information diffusée par la presse et les médias en général est fausse.

Pourquoi ? Car le journaliste n’a pas eu le temps de vérifier ses sources en recoupant initialement ses informations. En effet, bien souvent, ce dernier tape sur « Google » et lorsque il tombe sur 3 ou 4 articles allant dans le même sens, il pense avoir légitimer son information. Et si c’est faux, ayant peur de se désavouer et perdre en « crédibilité », on oubliera…
 
Il est ainsi important de connaître le Cycle et les phases de l’ Intelligence Economique :
  • - Prospective : identifier les signaux faibles et les tendances lourdes
  • - Recherche du renseignement moyen et long terme par tous les moyens légaux
  • - Mettre les données dans un centre d’analyse pour leur donner du sens
  • - Recouper l’information et vérifier que la source n’est pas identique
 
 
Ex : il y a 4 ans une campagne d’information est orchestrée sur le fait que le saumon d’élevage français à la consommation est cancérigène. Résultat : 30 à 50 % de baisse des ventes pour les producteurs français. Ces derniers ne comprennent pas ce qu’il leur arrive « Pourquoi on dit ça de nos saumons ? » disaient ces producteurs. Les journalistes, en quête de commentaires sur ce grand secret que l’Etat cacherait et qui ruinerait l’économie française, [le scoop de l’année], invitent alors « des soit disant experts », des « diseurs » qui ont toujours un avis sur tout; c’est d’ailleurs la raison pour laquelle on les invite…. Mais, après une enquête : on découvre en définitive qu’un réseau international avait commandité une agence de communication pour diffuser cette information dans les médias français. On avait dirigé les journalistes sur 4 articles venant de quatre journaux à faible diffusion provenant notamment d’Alaska, d’Indonésie…etc. Qui avait donc lancé cette opération de communication ? Une organisation dont le but était de ruiner les producteurs de saumons.
 
Il y a ainsi des exemples de déstabilisations tous les jours… Malheureusement, l’entreprise n’a pas conscience de cette réalité, et elle ne se prépare pas à cette réalité. Pour contrer cela, il faut créer aujourd’hui un vrai partenariat Public / Privé
 


Nous devons arrêter de séparer le Monde de l’Entreprise et le Monde du Légal. L’Entreprise a besoin de l’Etat et l’Etat a besoin de l’Entreprise

Les organisations criminelles dans le monde des affaires aujourd’hui ; Les pays, ces dernières années, ont rendu très difficile le blanchiment de l’argent dans le monde [le blanchiment d’argent au niveau mondial = budget de l’Etat français]. Conséquence ? Les organisations criminelles ou mafieuses se mettent à racheter des entreprises en bourse aux USA et en Europe : « Après avoir fait tomber le cours des bourses, ils achètent les actions, font remonter les cours et vendent pour récupérer la plus value : cette dernière permet de créer le blanchiment… ». l’Etat qui détient cette information par ces différents services de renseignements doit pouvoir être en mesure de la communiquer très rapidement aux Entreprises afin d’éviter cela; d’où l’importance d’un véritable partenariat Etat/ Entreprise.
 
 
 
Retranscris librement par Lauric Duvigneau à l’occasion de la conférence sur « l’Intelligence Economique » en présence de Monsieur Alain Juillet, (ancien) Haut Responsable en charge de cette thématique auprès du 1er Ministre et du Président de la République dans le cadre des 3ème Universités d'Eté de la Jeune Chambre Economique Française, le 8 septembre 2007 à L’Ecole Militaire (Paris).


 
Les pères fondateurs de l’EI
 
La démarche d’intelligence économique, qui est aujourd’hui impulsée par le Haut responsable en charge de l’intelligence économique, ne se serait pas concrétisée sans les actions menées pendant plusieurs années par les Pères fondateurs de l’IE. Ces derniers ont cherché à implanter sa pratique dans les régions, à faciliter l’appropriation par les chefs d’entreprise de cette grille de lecture ou encore à apporter des éléments doctrinaux nécessaires à l’encadrement de cette "science".

Les précurseurs :

 - Philippe CLERC, Directeur de l’IE, de l’innovation et de des TIC à l’ACFCI
 - Bernard ESAMBERT, ancien Président Directeur Général de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild
 - Bernard GERARD, ancien Préfet et ancien directeur de la Direction de la Surveillance du Territoire
 - Robert GUILLAUMOT, Président de Alogic
 - Christian HARBULOT, Directeur de l’Ecole de Guerre Economique
 - Jean-Louis LEVET, Professeur associé à l’Université Paris XIII
 - Henri MARTRE, ancien Président de l’Aérospatiale et ancien délégué général pour l’armement
 - Rémy PAUTRAT, ancien Préfet et ancien directeur de la DST


Les instigateurs :

-  Claude GUEANT, Préfet, Secrétaire général de la l’Elysée
-  Pierre LACOSTE, Amiral, ancien directeur général de la sécurité extérieure
-  Pierre MONGIN, Préfet, ancien directeur du cabinet du Premier ministre
-  André VIAU, Préfet de la région Midi-Pyrénées.
 
 




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A propos de Monsieur Alain Juillet, ancien Haut Responsable chargé de l’Intelligence Economique auprès du Premier Ministre et du Président de la République.
 
Il était chargé d’assurer la synthèse de l’information rassemblée par les différents services dans le domaine de l’intelligence économique et d’organiser sa diffusion. Il a proposé des mesures et orientations visant au renforcement des capacités nationales dans ce domaine et concourt à la mise en œuvre des décisions du Gouvernement en la matière
 
Ancien chef d’entreprise, Monsieur Alain JUILLET est connu pour avoir été à la tête de plusieurs industries agroalimentaires, mais dont on a longtemps ignoré qu’il était aussi un Officier de Renseignement du service action de la DGSE. Manager spécialisé dans la gestion de crise, il est appelé pour démanteler l’Union laitière Normande et emmène la Générale Ultra Frais (Mamie Nova), devenue depuis Novandie, chez Andros. En 1998, il se voit confier le redressement de France Champignon. Comme si cela ne suffisait pas, il donne dans la formation et le conseil en stratégie. Il est notamment professeur affilié au CPA / groupe HEC. En 2001, il est le chargé de cession des magasins de la filiale française de Marks & Spencer et le reclassement des personnels. Sa nomination au rang de numéro deux du service des renseignements extérieurs, en 2002, surprend les milieux économiques. En décembre 2003, il sera nommé au poste de haut responsable chargé de l’Intelligence Economique par le Président de la République Française et le Premier Ministre. Sa mission s'est terminée en 2009
 

Liens pour en savoir plus :
 
Autre lien : « relation entre information publique et information privée »
 
Par Lauric Duvigneau - Publié dans : Entreprise
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Mercredi 1 août 2007
  arbredevie.jpg "L'arbre de Vie", Oeuvre de Séverine Pineaux


« L’essentiel est invisible pour les yeux » écrivait Saint-Exupéry dans le « le Petit Prince ». Une phrase que l’on peut appliquer au monde de l’entreprise. De plus en plus, la valeur d’une entreprise ne se lit pas que dans ses comptes. L’essentiel ne figure pas au bilan… Tel était le contenu d’une émission récente sur France Inter sous le titre : « La matière grise : un gisement à valoriser ».

 

Passer de l’économie industrielle à l’économie immatérielle. Le capital immatériel représente aujourd’hui, en général, 60% du capital de l’entreprise. La valeur des marques (ex : Danone, Coca-cola,) la valeur des brevets (ex : Aventis), la valeur des  relations clientèle, la valeur des contrats et concessions génèrent des flux financiers…

 

 


Or, si les actifs sont obligatoirement évalués, l’immatériel ne l’est pas ou peu.

 

Michel Serre, philosophe, a co-inventé en 1991 le concept  « des arbres de connaissances » c’est-à-dire de la reconnaissance « des Connaissances » ou « du tiers instruit » : [Description de l’humain au travers de ses savoirs, de ses qualités personnelles de ses expériences, de ses amours, de ses déceptions, de ses réussites…]

 

Pour Michel Authier, mathématicien, philosophe, sociologue, il s’agit de mettre en place un système universel de reconnaissance de toutes ses qualités humaines dans lequel seraient intégrés aussi bien les diplômes que les témoignages de ses expériences, de ses connaissances relationnelles qu’une personne peut avoir.  Faire émerger le concept de l’arbre de connaissances, c’est faire émerger d’une certaine façon la représentation globale des richesses humaines d’une communauté = [Carte qui représenterait les richesses] d’un individu, d’une entreprise, d’une école, d’un quartier, d’une région, d’un  réseau d’entreprise. Cette carte serait d’une certaine façon l’équivalent d’un bilan financier de l’économie classique, c’est-à-dire une certaine façon de représenter la richesse d’une entreprise. Ainsi, l’arbre de connaissance est une forme qui n’est plus réductrice au nombre, mais dont sa forme est « Porteur de Sens » et, le Sens c’est ce qui permet de diriger l’énergie, canaliser les richesses, la richesse humaine.

 

Ainsi d’après Michel Authier, l’Arbre de vie donne une représentation globale et humaine de tout ce collectif. L’entreprise doit prendre connaissance de ce potentiel de richesse et définir comment il pourra exploiter, démultiplier ce potentiel de richesse : pas dans le sens du 19eme siècle c’est à dire l’exploitation de l’homme par l’homme mais au sens de « Culture », de « l’ Agriculture » c’est à dire, on exploite une richesse, un champ, un étang, un espace pour produire une nouvelle richesse à travers cette culture agraire.

 

Il y a une culture de la société  qui doit exister, c’est à dire que chacun produise la meilleure richesse possible par les aspects de créativité, d ‘innovation, d’implication des gens ; l’économie classique y trouveras profit, puisque que la richesse produite sera plus importante.

 


Cette richesse s’appuie sur la mémoire collective des savoirs « mémoire et savoirs » à l’ère numérique 

 

D’après, Louise Guerre ancienne présidente du CJD (Centre des Jeunes Dirigeants) :  La mémoire c’est le passé mais aussi le savoir faire de l’entreprise et le savoir c’est toute l’organisation des connaissances. C’est l’alliage , l’alliance des deux qui va permettre cette compétitivité. Ainsi, un salarié qui se dit : « Je n’ai pas le savoir mais je connais quelqu’un qui a la connaissance de ce savoir », ce salarié en fera profiter son entreprise. Ainsi, cette entreprise sera compétitive, car elle trouvera les bonnes solutions grâce à des personnes qui vont être en réseau qui apportera des connaissances et un savoir de plus en plus nécessaires aux entreprises.

 

 

Le passé, la mémoire de l’entreprise : qui la détient ? c’est le salarié ? c’est l’historien ? c’est le papier ?

 

D’après Louis Guerre, aujourd’hui, c’est le papier essentiellement, mais c’est aussi, beaucoup la mémoire collective. Toutes ces entreprises ont un patrimoine de mémoire collective, c’est à dire que les salariés véhiculent l’histoire de l’entreprise : A savoir, si elle est plus « pionner » ou plus « industrielle », ou plus orientée vers « l’humain » et tout cela, c’est véhiculé par l’ensemble des personnes qui constituent l’entreprise.

 

Pour conquérir les nouveaux marchés il faut comprendre : Et c’est grâce à la mémoire et le savoir que l’on peut comprendre ;  Et « très souvent les solutions ne sont pas à l’extérieur mais à l’intérieur de l’entreprise ». Les salariés ont des idées, encore faut-il lâcher prise pour que les salariés les communiquent.

 

Comment conserver le savoir ? conserver ce « tour de main » ? Grâce à la côte montante des séniors qui ont ce savoir que l’on voudrait bien modéliser : Il y a en effet une grande différence entre savoir, modéliser et transmettre. Les gens « savent » mais ne savent pas modéliser, formaliser et transmettre…Exemple : La NASA ; on sait aujourd’hui que l’on serait totalement incapable de renvoyer des hommes sur la lune, tout simplement parce que les équipes qui avaient le savoir ont été disloquées.

 

Pour garder le savoir il faut garder les personnes, fidéliser, il faut créer des conditions de confiance entre l’entreprise et l’individu. On peut toujours mettre des barrières juridiques, des clauses mais cela ne sera jamais suffisant. Pour cela il faut que dans l’entreprise soient partagées les mêmes valeurs et consciemment qu’elles participent à la même entreprise.

 

 


Internet offre des possibilités immenses de collecte d’information : Que faut-t-il transmettre ? Que faut-il oublier ? Que faut-t-il collecter comme information utile ?

 

 

Pour  Frédéric Soussin : Avant, on faisait confiance à des Maîtres d’école pour apprendre et avancer… Maintenant on fait appel à des [micros communautés] : partageant des centres d’intérêts pour faire avancer les choses en démontrant l’expertise,  la pertinence à toute chose çà et là et c’est malheureusement à l’extérieur de l’Entreprise et non dans l’entreprise [zone de complicité] que l’on trouve ces communautés.

 

De plus, moins les individus vont être reconnus dans l’entreprise, plus ils vont avoir tendance à donner le meilleur d’eux même à l’extérieur : C’est pourquoi aujourd’hui les meilleurs Blogs et micros communautés qui sont fréquentés, sont faits par des gens qui ne sont pas forcément très satisfaits de la façon dont ils vivent à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise ou organisation.

 


L’Entreprise coupée en deux ? Ceux qui n’ont pas accès à Internet… Et les autres qui vont grâce à cet outil, continuer à innover, imaginer en partageant, créer en communiquant avec les uns et les autres…

 

Pour Frédéric Soussin, l’entreprise risque de payer des gens dont le meilleur d’eux-mêmes partira à l’extérieur, tout simplement parce que le mode de management ne les reconnaît pas et/ou n’est pas satisfaisant.

 

Les entreprises en prennent conscience mais ne mesure pas à quel point l’apport de toutes petites choses fait par beaucoup de gens peut être d’une richesse colossale. Aujourd’hui on a tendance à  ne pas mesurer cette perte immatérielle qui est justement la perte de la motivation par exemple, de l’intelligence qui s’exprime dans tout un tas d’organes (blogs, Wiki…) en exprimant le meilleur d’eux-mêmes : les idées, les meilleurs approches qu’ils peuvent avoir.

 

Les entreprises considèrent le Web comme un outil, mais pas comme un élément central de management, comme quelque chose « en plus » et non pas quelque chose de « structurant ». Si on utilise le Web comme quelque chose de structurant, quelque chose de centrale dans le savoir et dans les échanges de l’entreprise, on aurait vraisemblablement d’autres approches de management, d’autres définitions de poste, d’autres façons de rémunérer les gens ; "Sachant que je n’ai pas encore vu des entreprises qui rémunèrent sur des [apports d’intelligence] mais sur des résultats". Or [l’apport de l’intelligence c’est ce qui permettra les meilleurs résultats demain].

 

L’entreprise s’est toujours méfié de l’extérieur alors que c’est bien à l’extérieur que cela se passe, puisque en gros, ses clients, ses fournisseurs et l’intelligence sont souvent à l’extérieur grâce au Web et la technologie. Elle doit par conséquent s’enrichir de son environnement.

 

Exemple avec le « web 2.0 » : Demain, les clients vont fabriquer les réalités dont ils ont besoin, inventer les concepts, les idées et les stratégies. Ils vont contribuer à ces choses-là. Plus l’ouverture va être grande vers l’extérieur, plus les gens vont pouvoir naviguer dehors, plus ils vont pouvoir ramener [les bons gènes à l’intérieur de l’entreprise]. C’est la consanguinité qui est au contraire, menaçante. Il faut sortir de l’entreprise [de l’administration] bunker, pour glaner de l’information auprès des clients, des fournisseurs qui vont lui permettre d’apporter des contenus, des expériences afin qu’ils puissent nourrir sa stratégie marketing et commercial.

 

 

Pour Michel Authier, le mot « management » dont on nous fait croire qu’il est un terme anglo-saxon, vient du verbe français : « ménager »,  faire le ménage ? ou ménager ?

 

Faire le ménage c’est faire des économies… En effet faire le point de l’existant et ne pas acheter par exemple 2 fois ce que l’on déjà ! Attention, faire le ménage est différent que de nettoyer !Exemple : « Nettoyer des vieux dans l’entreprise ». Au contraire, [ménager les vieux] car ils sont [Porteur de Sens] et sont d’une valeur essentiel pour l’entreprise : capital de connaissance relationnel qui est sans équivalent chez les Seniors. Il serait nécessaire de mettre en place des dispositifs dans l’entreprise où les jeunes [juniors] puissent s’imprégner de ce tissu relationnel qui est la richesse des personnes plus anciennes.

 

Le management des seniors c’est le management de cette capillarité, autrement dit celle de la pédagogie : ce sont les anciens qui expliquent aux jeunes qui arrivent dans l’entreprise, c’est lui [le senior] qui va faire comprendre que « tel dirigeant est peut-être un peu sec, mais que dans le fond il a des qualités humaines importantes et qu’il vaut mieux avoir un manager un peu, en apparence sévère mais fiable que quelqu’un qui est un peu démagogique et qui sera moins fiable ». Ce savoir qui ne peut pas être formalisé, il est essentiel qu’il passe. Or c’est par et avec les seniors qu’il trouve tout son sens, s’il y a une vraie complicité qui s’établie entre l’entreprise et ses séniors.

 

Malheureusement, le contrôle de gestion a pris, en général, dans les entreprises, le pouvoir sur le véritable contrôle et la gestion des Ressources Humaines : compétences, expériences, formations des salariés de l’entreprise. Combien d’entreprises aujourd’hui passent du temps à former leurs salariés aux langues vu l’économie mondiale ? Très peu ! Cela devrait être une obligation aujourd’hui, dans une économie mondiale et cela tant dans le privé que dans le public !

 

 

Mémoire de l’entreprise : il faut apprendre à tricoter le présent, le passé et l’avenir

 

Pour Louise Guerre, ancienne Présidente CJD, le client est partie prenante car l’histoire de l’entreprise se fait avec le client. « Tiens pourquoi vous faites ça aujourd’hui ? Alors qu’hier vous ne le faisiez jamais, voir vous ne vouliez pas le faire ? ». Ce qui transparait le plus de la mémoire de l’entreprise c’est ce qu’en retient le client et il interpelle l’entreprise sur le sens qu’il peut trouver à l’activité d’une entreprise. L’entreprise doit allier, la mémoire et le savoir, c’est comme :  « je pense [et donc] je suis ». Il faut arrêter de segmenter ces deux choses, c’est le [Donc] et le [Et], qui est important !

 

 

Pour Thierry Lambert, [La mémoire : c’est aussi l’oubli]. Le succès d’hier fait l’échec de demain. Exemple : une grande société d’argentique qui a oublié l’avenir avec l’arrivée du numérique.

 

 

Pour Michel Authier,  le problème fondamental est la motivation des salariés et la motivation des gens, en général, dans le processus d’apprentissage ; Quelqu’un qui a envie d’apprendre,  apprend 4 à 5 fois plus vite que quelqu’un  à qui on pousse à apprendre . « Je pense en fait, qu’il y a celui qui va apprendre et l’autre qui fera semblant d’apprendre » dit-t-il. Repérer l’intérêt de tel collaborateur a apprendre telle ou telle chose… c’est de l’économie, car l’économie c’est l’art de gérer les intérêts.

 

Cependant, quand on parle de [« formation »] on pense souvent uniquement « acquisition des système de règles ». Or quand il s’agit de sport et de musique, lorsqu’on parle de « formation » on parle de deux autres choses :

 

-         La répétition, l’exercice, l’expérience, l’expérimentation pendant des heures et des heures, tous les jours. Un musicien fait de l’instrument, fait de la musique. Un sportif fait son sport. Il s’expérimente en faisant…

 

-         Un orchestre de musique c’est une « formation » [le nom qu’ils donnent, à ce qu’ils sont ensemble]. Une équipe de sport, c’est aussi une formation. Or dans l’entreprise, cette dimension est quasiment exclue de la formation alors que c’est en train de venir ce qui est le plus important.

 

C’est-à-dire, [apprendre à travailler ensemble], alors qu’en France on punit les élèves qui communiquent quand ils passent des épreuves ! Et on n’invente pas, pour eux, des épreuves qui seraient collectives et qui permettraient de dévoiler leurs compétences !

 

On sait très bien que pour le sport ou la musique, le meilleur orchestre n’est pas celui qui est composé des meilleurs musiciens. La meilleure équipe de foot n’est pas forcément celle qui est formée de tous les meilleurs joueurs du monde. Il y a  dans [le faire ensemble] une dimension essentiel. Les exclus inventent une forme de [« faire ensemble »] qui pourrait peut-être inspirer la société, laquelle société pourrait inspirer les entreprises et les Etablissements d’enseignement, qui à leur tour pourraient inspirer la [classe politique] par exemple…

 

Il va falloir accompagner le changement, accompagner ces mutations… « Et la route… est pavé d’Or.  »

 

 

 

 

Extraits de l’émission radiophonique « Rue des Entrepreneurs » par Didier Adès et Dominique Dambert du 23 juin 2007 sur France Inter.

Lien France inter : Emission « Rue des Entrepreneurs »

http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/ruedesentrepreneurs/archives.php 
 

- Pour aller plus loin :

 

-         Jean-Pierre Bouchez : « Managez les travailleurs du savoir : penser le management futur, édition liaisons

-         Pierre Fayard : « Le réveil du samouraï : Culture et stratégie japonaise dans la société de la connaissance, édition Dunod.

-         Commissariat général du plan : « La France dans l’économie du savoir » : pour une dynamique du savoir, éditeur : documentation Française

 

 

 

- Lien pour aller plus loin : Rapport Levy-Jouyet (décembre 2006) : L’économie de l’immatériel : la croissance de demain.

 

http://www.finances.gouv.fr/directions_services/sircom/technologies_info/immateriel/immateriel.pdf

 

 

retranscris librement par Lauric Duvigneau

Par Lauric Duvigneau - Publié dans : Entreprise
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