Samedi 17 mars 2007

 

 

 

"Etre en accord avec l'Etre ne signifie pas être dans un état de perfection. Vouloir atteindre la perfection est une erreur que ne doit pas commettre celui qui est en chemin. Notre vérité est souvent assez misérable, en rapport avec notre idéal.

Etre relié à la transcendance ne signifie pas que nous réalisions de manière parfaite "ce que doit être un homme", mais avoir la force de nous voir dans notre vérité du moment.

La transcendance ne se manifeste pas quand nous dépassons le niveau humain mais précisément là où nous reconnaissons ce niveau humain, lorsque nous reconnaissons notre faiblesse."    Karlfried Graf Dürckheim.

 

 

Ce que j'appelle l'être essentiel, d'après Karlfried...

L'essentiel pour l'homme, c'est une expérience profonde, et comme on ne peut pas donner une définition de ce qui est rouge ou de ce qui est bleu, on ne peut pas donner une définition de l'essentiel. Ce qu'on peut faire c'est reconnaître les expériences qui nous permettent et nous forcent même à utiliser pour les nommer les mots essence, essentiel ou Etre essentiel. ... Quelles sont les expériences qui nous autorisent à utiliser ce dernier mot ?... L'essence, C'est, ce que l'on distingue de l'apparence des choses. L'essence, c'est la réalité profonde. L'essence de tout ce qui est vivant c'est ce qu'on peut appeler la Vie. La Vie ce n'est pas la somme de tout ce qui est vivant, c'est ce qui fait que ce qui vit... vit !

Le mot pour essentiel représente pour moi autre chose que l'essence de toutes choses. L'essence est un terme philosophique. Le mot essentiel, pour moi, indique une expérience. La philosophie occidentale a depuis toujours fait de son mieux pour transformer les expériences de l'homme en concepts... Nous devons aujourd'hui reconnaître qu'il y a des expériences pour lesquelles on n'a pas de concept. Et les concepts les plus clairs sont ceux les plus éloignés des expériences les plus profondes. Ainsi le mot être, qui est pour ainsi  dire le sommet de la pyramide des concepts, est le concept le plus abstrait du monde. Mais si la pyramide  a sa pointe dirgée vers le bas, le mot être indique la chose la plus concrête en tant qu'expérience. Et voilà la différence entre la philosophie occidentale et la sagesse orientale. La sagesse orientale se sert des mots pour indiquer des expériences qu'on ne peut pas définir. Tandis que tout l'effort des philosophes occidentaux était de bien établir un ordre de concepts qui explique et fixe des expériences. Mais, ce faisant on enlève à celle-ci leur force créatrice qui conduit à la transformation de l'homme.

Un être intelligent n'est pas nécessairement un être spirutuel. Et il est des gens d'une grande simplicité intellectuelle qui ont le goût pour la qualité numineuse de l'essentiel. Ce sont ces derniers qui peuvent se rendre compte que l'expérience qu'ils ont vécue représente une chance pour leur existence. Ils peuvent alors cultiver le champ de leur existence pour y retrouver l'essentiel qui s'est manifesté à eux le temps de l'expérience.

  

   

- Extrait du livre "Le Centre de l'Etre" de Karlfield Graf Dürckheim, aux éditions Albin Michel - "Spritualités vivantes". Alire sans modération...

Par Lauric Duvigneau - Publié dans : Developpement personnel
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Dimanche 11 mars 2007

Le géant Jaurès aurait souhaité qu'il puisse jouir de ses quatre libertés. Le petit Elie, lui, ne voulait faire que ses quatre volontés...



Lis ! Berthé, Lis ! Berthé, Lis ! Berthé, Lis! Berthé, cela t'ouvrira l'esprit, cela te fera voir du pays, cela te bousculera tes opinions, tes idées arrêtées, cela t'autorisera autonomie et du crédit.

C'est le Crédo qu'a entendu dans le début de sa vie un jovial illétré, nommé Elie Berthé, Berthé Elie, Elie Berthé, un banal analphabète, si épris de sa propre liberté, qu'il ne voulait en aucun prix à l'école, aller embéter, ni son corps et encore moins son esprit, qu'il avait fort plein de sel et de répartie.

Lis! Elie, Lis! Elie, Lis! Elie, Lis! Elie. Que né ni, quel enfant insolant arguant à ses parents que les pères de ses pères, qui n'avaient pourtant ni de lettre, ni tant de liberté et tant de numéraire étaient pourtant ses ancêtres millénaires et séculaires auxquels ils devaient tous autant cette belle vie, cette bonne terre, qu'ils ne sauraient ne pas laisser tomber en jachère.

Le géant Jaurès aurait souhaité qu'il puisse jouir de ces quarte libertés. Le petit Elie, lui ne souhaite faire que ses quatre volontés, lis Elie ! lis Elie ! lis Elie !

Mais ce Elie, borné au prénom d'un prophète, ne voyait pas plus loin que le bout du nez qu'il avait en trompette. Et claironnant au quatre vents, qu'il préfèrait faire la fête, gambader dans les champs, s'amuser dans l'étang et faire trempette en chantant à tutête, que les livres et les lettres n'étaient que sornette, au grand damne de son âme, qu'il lui tombait sur le rable et lui flanquait des tornioles quand debout sur la table, Elie dansait la carmaniole.

Lis! Elie, Lis! Elie, Lis! Elie ;  Elie, Lis ! Elie, Lis ! Elie, lis !

Finalement, Elie a lu, qu'il eut cru!

Lu et écrit d'abord des gribouilles, puis des proses, des poésies, de grandes idées, de grands édits. Il avait enfin compris en devenant le "Liseur" que sa vie aurait plus de prix, que celle des simples "diseurs".
 

Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté !!!

 

- Plus d'infos : www.protic.net/.../autochtone/tau3.html.

- Vidéo :"Lis Berthé!": la liberté par la lecture, slam par Aimé Nouma. lien :

01-03-2007 "Lis Berthé!": la liberté par la lecture, slam par Aimé ...


 

Par Lauric Duvigneau - Publié dans : Pédagogie, enseignement, art et culture
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Samedi 3 mars 2007

Les Confessions de Saint Augustin, composées au cours des 397-400 ont été l'un des livres de chevet de l'Occident.

Auto-biographie lyrique - la première d'une telle ampleur et d'un tel éclat  - elles orchestrent une synphonie de thèmes dont les siècles successifs n'ont cessé de s'enchanter : L'inquitétude constitutive de l'homme, le poids de l'enfance, les orages de l'adolescence, la pression du passé sur le présent, la chaîne des habitudes, le vague des passions, les séductions des amitiés et des amours, les prestiges du théâtre, la présence originaire du mal, les profondeurs de la mémoire, le mystère du temps, l'errance spirituelle et la proximité de Dieu.

 

Je vous propose de vous faire découvrir ou redécouvrir trois passages qui me semblent en phase avec des interrogations que nous posent le monde d'aujourd'hui.

 

Chapitre IV

"Qu'à l'âge de dix-neuf ans la lecture d'un livre de Cicéron lui inspira un violent amour pour la sagesse"

"C'était parmi ces personnes qu'étant encore fort jeune j'étudiais les livres de l'éloquence en laquelle je souhaitais d'exceller par cette fin damnable et malheureurse de l'ambition qui ne travaille que pour s'élever dans l'éclat et dans la gloire, et n'établit les fondements de ses plus solides joies que sur le vide et la vanité"...

"Je brûlais d'un amour ardent et d'une passion incroyable d'acquérir cette sagesse immortelle, et j'avais déjà commencé à me lever afin de retourner vers vous. Car je ne lisais pas ce livre pour polir mon style, ce qui était le fruit que ma mère avait pour but en m'entrenant dans les études, mais pour nourrir mon esprit : et y considérant plus le sens que les termes, et l'excellence du sujet qu'il traite que la noblesse des paroles"...

"Combien brûlais-je du désir de me détacher des choses basses et terrestres, afin de m'élever vers vous, sans que je susse toutefois à quoi tendait cet amour que vous me donniez pour la sagesse ?"...

..."Et cet amour de la sagesse est appelé par les Grecs Philosophie ; et c'était à l'amour de cette science que ce livre m'enflammait : Il y en a toutefois qui s'en servent pour tromper les hommes, en colorant et en couvrant leurs erreurs de l'éclat de la beauté d'un nom si grand et si vénérable.  Cet auteur dans ce Traité a parlé presque de tous ceux qui de son temps et dans les siècles passés ont été tenus pour Philosophes ; et en lisant lisant ce discours on reconnaît la vérité de cet avertissement salutaire que votre esprit saint nous a donné par la bouche de votre fidèle serviteur, losqu'il dit : "Prenez garde que personne ne vous trompe par la Philisophie, et par de vaines subtilités, en suivant plutôt les traditions des hommes et les maximes du monde, que l'Esprit de Jésus-Christ, en qui la plénitude de la dévinité réside corporellement."

 

 

 

Chapitre V

"Que son orgeuil lui donna du dégoût pour l'Ecriture sainte, à cause de la simplicité de son style."

"Mon orgeuil méprisait sa simplicité, et mes yeux n'étaient pas assez clairs ni assez perçants pour découvrir ses beautés cachées. Il est vrai que paraissant basse pour s'accomoder aux humbles et aux petits, elle croit avec eux, et se trouve plus élevée à mesure qu'ils avancent : mais je dédaignais d'être petit ; la vanité dont j'étais enflé me faisant croire que j'étais grand."

 

 

 

 

Chapitre VI

"Comme il tomba dans l'hérésie des Manichéens."

"Etant en cet état je tombai dans les erreurs d'une secte d'hommes superbes et insensés, qui étaient très charnels, et très grands parleurs. leurs paroles étaient un piège du diable, et comme un charme et un enchantement composé du mélanges des lettres de votre nom, du nom du sauveur Jésus-Christ, et de celui du Saint-Esprit, consolateur de nos âmes. Ils avaient à toute heure ces noms en la bouche, mais leur langue en proférait seulement le son, sans que leur coeur fût rempli des vérités qu'ils signifient. Le nom de la vérité était aussi continuellement sur leurs lèvres : Ils m'en parlaient sans cesse, mais elle n'était point en eux. Car ils ne disaient que des choses faussent, non seulement de vous qui êtes véritablement la vérité, mais aussi des éléments et des créatures du monde, qui sont les ouvrages de vos mains, dont les Philosophes mêmes ont dit beaucoup de choses très vraies, mais au delà desquelles je devais passer par le mouvement de votre amour..."

O vérité ! Vérité ! combien soupirais-je dès lors vers vous du profond de mon âme, quand ces hommes vous nommaient si souvent, et me parlaient si souvent de vous, mais seulement en l'air, quoique ce fût en plusieurs volumes. Dans cette faim et ce désir que j'avais de me rassasier de vous, ils me présentaient au lieu de vous le soleil et la lune, qui véritablement sont d'excellents ouvrages de votre puissance, mais vos ouvrages et non pas vous même, ni les permiers de vos ouvrages, puisque vos créatures spirituelles sont plus excellentes que ces créatures corporelles, quoique toutes éclatantes de lumière et toutes célestes.

Mais je ne cherchais pas même ces premieres de vos créatures. C'était vous seule que je cherchais, o vérité ! qui n'êtes capable ni d'être changée ni d'être obscurcie. J'avais faim et soif de vous connaître; et au lieu et de vous, après m'avoir présenté le soleil, ils me présentaient encore des fantômes lumineux"...

 

Extrait  de Saint Augustin, "Confessions".

 

 

Par Lauric Duvigneau - Publié dans : Politique
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Mardi 27 février 2007

Lettre à un instituteur...

 

 

 

   

 

" Monsieur l’instituteur,

Vous êtes l’auxiliaire du père de famille : parlez donc à son enfant comme vous voudriez qu’on parlât au vôtre.
Il ne suffit pas que vos élèves aient compris et retenu vos leçons ; il faut surtout que leur caractère s’en ressente : c’est surtout hors de l’école qu’on pourra juger de ce qu’a valu votre enseignement.
Vous avez flétri l’égoïsme et fait l’éloge du dévouement : ont-ils, le moment d’après, abandonné un camarade en péril pour ne songer qu’à eux-mêmes ? Votre leçon est à recommencer. Et que ces rechutes ne vous découragent pas ! Ce n’est pas l’œuvre d’un jour de former une âme libre. 
 "

Jules Ferry.


Cette école était une promesse de liberté, de dignité et de promotion sociale. C’était une école de l’excellence qui valorisait l’autorité morale et intellectuelle, qui récompensait le travail, qui donnait à chacun le moyen d’aller aussi haut que ses talents le lui permettaient, quelle que fût son origine sociale.

Il ne faut jamais magnifier le passé, et l’idéal de la promotion par l’école a mis bien longtemps à pénétrer dans toutes les couches de la population. Longtemps, trop longtemps le paysan a voulu que son fils devienne paysan, le mineur que son fils soit mineur, l’artisan que son fils soit artisan.

Nous ne referons pas l’école de la IIIe République à l’heure d’Internet, de la télévision et du portable. Mais nous pouvons, nous devons en retrouver l’esprit, car cette école au fond était plus moderne que la nôtre s’agissant des principes d’éducation.

 

- Extrait du discours de "Nicolas Sarkozy" à Perpignan le 23/02/07, pour plus d'info sur www.sarkozy.fr

 

- Vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x19nri_cest-pour-sarkozy-par-marcel-z

 

Par Lauric Duvigneau - Publié dans : Pédagogie, enseignement, art et culture
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Samedi 24 février 2007

Fiction : imaginez qu'il soit le temps d'élire le "Président du Monde"...

Et votre vote sera déterminant... Voici les données concernant les 3 principaux candidats :

 

1er candidat :

  • Le premier candidat est associé à des politiciens véreux et consulte des astrologues.
  • Il a eu deux maîtresses.
  • Il fume comme un pompier et boit huit à dix martinis par jour...

 

2ème candidat :

  • Le deuxième candidat a déjà été viré deux fois.
  • Il dort jusqu'à midi.
  • Il fumait de l'opium au collège et boit un quart de litre de whisky chaque soir.

 

 

3ème candidat :

  • Le troisième candidat est un héros de guerre médaillé.
  • Il est végétarien.
  • Il boit une bière occasionnement et n'a jamais eu d'histoire extraconjugale.

 

  1. En toute authencité, parmi ces trois candidats, lequels choisiriez-vous [honnêtement] ?
  2.  
  3. Faites votre choix.
  4.  
  5. Puis lisez la réponse ci-dessous.

 

 

 

 Le 1er candidat est

Franklin D. Roosevelt.

 

 

 

 

 

 

 Le 2ème candidat est

Winston Churchill

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le 3eme candidat est

Adolf Hitler

 

 

 

Comme quoi, il fait toujours se méfier des personnes qui ont une vie trop saine...

 

 

Par Lauric Duvigneau - Publié dans : Politique
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