Mardi 31 juillet 2007

images-copie-1.jpg Qui êtes-vous ?  Quelle est [Votre Carte du Monde] ?





Vous me connaissez à travers ces modestes "contributions" ou éclairages de mon Blog via [Ma carte du Monde], mais moi, je ne vous connais pas… Alors, s’il vous plaît, puisque vous êtes entrés, ne ressortez pas avant de me dire qui vous êtes...


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Par Lauric Duvigneau - Publié dans : ET Vous, qui êtes vous ?
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Samedi 7 juillet 2007
jcef2007-visuel-h.jpg Credo de la Jeune Chambre Economique...



Que la foi en Dieu donne à la vie son véritable sens

Il y a Dieu et dieux, certains sont matières et d’autres lumières, certains sont concrets et d’autres abstraits, certains sont idées, d’autres idéologies. Croire que ce soit en Dieu, en l’homme, au destin ou à soi-même, c’est donner un sens à sa vie. Croire c’est vouloir. Dans notre chair, dans notre âme, dans notre conscience ou notre inconscient, croire en quelque chose, en quelqu’un, c’est croire en demain.



Que la fraternité humaine transcende la souvenaineté des nations

Penser que nous sommes tous frères, tous égaux, tous venus du même ailleurs, pour aller au même toujours. Penser qu’un enfant qui meurt à des milliers de kilomètres de nous, qu’une femme qui souffre là-bas, qu’un homme qui peine ici, c’est la même douleur pour tous, quelque soit le drapeau qui s’agite sur nos têtes. Penser qu’en tendant la main à cet enfant, cette femme, cet homme, et à tous les autres, ceux à qui nous ne pensons pas, ceux à qui nous n’aurions jamais pensé, qu’en souriant pour illuminer l’instant, même si c’est le dernier, nous donnons à tous ceux si totalement différents de nous, et pourtant, si égaux.



Que la liberté des individus et de l'entreprise assure mieux la justice économique

Penser, parler, écrire, travailler, aimer, vivre et mourir. Tels sont les droits d’un homme libre. Son héritage. D’autres, ses parents, sont morts pour avoir voulu respirer librement, sans chaînes, sans étoiles jaunes, sans brimades, sans peurs. Seule cette liberté permet à l’homme d’avancer sans contraintes et d’entreprendre sa vie. Des hommes sont morts pour la liberté, elle permettra à celui-là de vivre, égal à égal avec ceux qui l’entourent, sans pouvoir le contraindre à dire oui, à dire non, à dire ce qu’il ne veut pas, à vivre ou à mourir.



Que l'autorité doit s'appuyer sur la loi et non sur l'arbitraire

Respect, tolérance, droit, devoir et loi. Quand la dictature l’emporte sur la démocratie, ce sont les vies qui partent et la liberté s’envole avec elles.
Nous croyons que la personne humaine est la plus précieuse des richesses.
On naît, on meurt. Entre les deux, la vie et tellement de questions. Aimer, haïr, punir, souffrir, rire, pleurer. Nous pouvons donner la vie, mais la reprendre aussi. Nous croyons que nous pouvons tout faire. Et nous réussissons à tout défaire. Nous apprenons. Nous enseignons. Nous demandons. Nous donnons. Nous regardons avec notre cœur et nous nous apercevons que nous y voyons mieux ainsi. Alors, nous aidons, sans avoir demandé à être aidé. Et, cela nous permet d’avancer, de grandir, de mourir, enfin, en paix.



Que la personne humaine est la plus précieuse des richesses
Que servir l'humanité constitue l'oeuvre la plus noble d'une vie

Dans notre chair, dans notre âme, dans notre conscience ou notre inconscient, croire en quelque chose, en quelqu’un, c’est croire en demain.
Penser qu’en tendant la main à cet enfant, cette femme, cet homme, et à tous les autres, ceux à qui nous ne pensons pas, ceux à qui nous n’aurions jamais pensé, qu’en souriant pour illuminer l’instant, même si c’est le dernier, nous donnons à tous ceux si totalement différents de nous, et pourtant, si égaux.
Des hommes sont morts pour la liberté, elle permettra à celui-là de vivre, égal à égal avec ceux qui l’entourent, sans pouvoir le contraindre à dire oui, à dire non, à dire ce qu’il ne veut pas, à vivre ou à mourir.
Quand la dictature l’emporte sur la démocratie, ce sont les vies qui partent et la liberté s’envole avec elles.
Alors, nous aidons, sans avoir demandé à être aidé. Et, cela nous permet d’avancer, de grandir, de mourir, enfin, en paix.


Pour tout cela et pour bien plus encore, pour les autres et pour nous, pour hier et pour demain, pour nos idéaux et nos principes, pour la liberté, pour l’égalité, pour que chacun naisse, vive et meurt, nous croyons que servir l’humanité est l’œuvre la plus noble d’une vie.
Ce credo sert simplement à ne pas oublier que l’humanité tout entière a besoin de nous, de chacun d’entre nous, pour pouvoir continuer sa folle course vers l’avenir.

Commentaire de Marie Blanche Saucourt
1er Vice-Président 2003 en Charge de la Communication


- Liens pour connaître ce mouvement sur "Wikipedia" : 
http://fr.wikipedia.org/wiki/JCEF


La Jeune Chambre Economique Française
est une association "apolitique" et reconnu d'utilité publique depuis 1976. Site national et international
: www.jcef.asso.fr  et www.jci.cc

 

Site des hauts-de-Seine : www.jce92.org , site de la fédé bretagne : www.jcebretagne.org




Par Lauric Duvigneau - Publié dans : Engagement
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Dimanche 10 juin 2007

vauban.jpg « On voit certains animaux farouches, des mâles et des femelles, répandus par la campagne, noirs, livides et tout brûlés par le soleil, attachés à la terre qu’ils fouillent avec une opiniâtreté invincible; ils ont comme une voix articulée, et, quand ils se lèvent sur leurs pieds, ils montrent une face humaine ; et en effet, ils sont des hommes ; ils se retirent la nuit dans des tanières où ils vivent de pain noir, d'eau et de racines ; ils épargnent aux autres hommes la peine de semer, de labourer et de recueillir pour vivre, et méritent ainsi de ne pas manquer de ce pain qu'ils ont semé. »  La Bruyère



Extraits de l'ultime chapitre des mémoires de Vauban

sur la Dîme Royale

Où Vauban préconise l'égalité devant l'impôt...

"...Je reviens au sujet de ce discours ; et, comme il n'est fait que pour inspirer, autant qu'il m'est possible, la modération dans l'imposition des revenus de Sa Majesté, il me semble que je dois commencer par définir la nature des fonds qui doivent les produire tels que je les conçois.

Suivant donc l'intention de ce Système, ils doivent être affectés sur tous les revenus du royaume, de quelque nature qu'ils puissent être, sans qu'aucun en puisse être exempt, comme une rente foncière mobile, suivant les besoins de l'Etat, qui serait bien la plus grande, la plus certaine et la plus noble qui fût jamais, puisqu'elle serait payée par préférence à toute autre, et que les fonds en seraient inaliénables et inaltérables. Il faut avouer que si elle pouvait avoir lieu, nien ne serait plus grand ni meilleur ; mais on doit en même temps bien prendre garde de ne la pas outrer en la portant trop haut..."




La Dîme royale supprime d' un seul coup taille, aides, douanes, gabelle, etc., etc... « tous ces impôts que le système féodal avait accumulé sur les populations rurales en faveur des nobles et des prêtres oisifs. »

Elle fait disparaître en même temps le privilège injuste et barbare qui permettait aux classes dites supérieures de ne pas contribuer aux charges de l'Etat.



Vauban demande que toutes les personnes qui habitent le Royaume supportent les charges publiques, en proportion de leurs revenus, sans distinction de classes. Il réclame l'égalité de tous les Français devant l'impôt, en proposant de créer une Dîme royale.


L'impôt unique proposé par Vauban repose sur une double base :

1.         La propriété foncière et immobilière. On lève un dixième, quinzième ou vingtième des revenus, suivant les lieux et les circonstances ;

2.         On prélève une certaine somme sur les revenus du commerce et de l'industrie.

Puis, viennent quelques impôts complémentaires, tels que ceux que Vauban propose d'établir sur les titres de noblesse, sur la dorure des habits, sur les pierreries, sur les objets de luxe, etc., etc...


La conclusion est que l'adoption du système proposé diminuerait de plus de moitié les charges qui pesaient sur le peuple, et que les revenus de l'État se trouveraient considérablement augmentés.

Ce simple aperçu peut donner une idée du progrès immense que Vauban tenta de faire accomplir à une société, dont les classes dirigeantes d'alors ne purent ou ne voulurent pas le comprendre. Chaque ligne de son livre admirable porte l'empreinte d'un amour profond de la vérité, de la justice, de l'humanité, toutes les idées sont pesées...


Vers la fin dit XVIIIè siècle, lorsque déjà vieux, après quarante années de combats et de gloire, couvert de blessures, il voulut consacrer les derniers jours d'une vie déjà si belle et si illustre à la défense des opprimés, de ceux qui souffrent, des pauvres gens; et rarement leur cause fut défendue avec autant de hardiesse et de chaleur d'âme. Vauban, le maréchal qui fortifie nos frontières, l'humaniste qui soutient tout en sermonnant Louis XIV, l'esprit curieux qui rédige en 1707 avec la " Dîme royale " un texte fiscal dont l'historien de la pensée économique J. Schumpeter pourra écrire qu'il " atteint des sommets rarement égalés ". Redécouvrir ce texte, non seulement comme un témoignage historique mais encore comme une réflexion fiscale élaborée est un moyen de trouver un éclairage original sur la situation fiscale actuelle dont le mérite qui n'est pas mince est celui de la clarté dans la précision et la minutie. 



A Lire : la "Dîme Royale" de Jean-Marc DANIEL aux éditions L'harmattan



Lien sur "Wikiberal", pour aller plus loin :   http://www.wikiberal.org/wiki/index.php?title=S%C3%A9bastien_Le_Prestre_de_Vauban



Par Lauric Duvigneau - Publié dans : Politique
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Dimanche 27 mai 2007

malraux2.jpg "Le 21e siècle sera un siècle de spiritualité ou ne sera pas." 

On prête à André MALRAUX cette phrase. 




On l’a parfois caricaturé en prophète romantique déphasé, confondant son siècle avec le précédent et son rôle avec celui des Michelet, Hugo ou Chateaubriand.
Sa conscience du réel fut, en vérité, d’emblée si aiguë et si angoissée qu’il ne s’embarrassa jamais des œillères de la modernité. Il se savait simple "hôte de passage", fasciné, cependant, par le mystère des civilisations et cherchant dans leurs arts la signature ou la cicatrice qu’elles laissaient sur la terre. Et s’il prêcha "l’espoir" — il fallait bien que l’aventure humaine continuât? ce fut toujours avec la lucidité et le courage que donne le désespoir.


Précurseur reconnu de l’actuelle "médiologie", il fut de ceux qu’inquiéta l’envahissant pouvoir des images, innombrables, insaisissables et faussement objectives. Par elles, ce n’était pas seulement l’écrit, et la littérature, qui se trouvaient remis en cause mais la notion même d’œuvre, cette singularité sacrée autour de laquelle s’étaient parfois élevées de grandes fraternités. Cet humaniste "malgré tout" eut l’angoisse de voir l’homme "précaire", disait-il dans son dernier livre — se perdre dans le chaos de l’individualisme. 


A l’aube du XXIème siècle, toutes les questions qu’il posait restent ouvertes :
"Nous savons que l'homme ne prend pas conscience de lui-même comme il prend conscience du monde ; et que chacun est soi-même un monstre de rêve"... "Il est très rare qu'un homme puisse supporter [...] sa condition d'homme"... "Parce que l'homme ne peut sans angoisse songer à son essentielle misère, parce que l'inactivité absolue l'obligerait à penser à sa [condition faible et mortelle], l'homme ne peut [demeurer en repos dans une chambre] : il s'agite et constamment recherche [le bruit], [le remuement], [le trouble], multiplie les activités qui le distraient, qui l'empêchent de [penser à lui], à son triste sort. Ces [diverses agitations], (la chasse, le jeu et la conversation des femmes, les grands emplois, etc.) Pascal les nomme [divertissement].




- Extrait de "l'Argument" du Colloque de Jean-Claude LARRAT et Jacque LECARME : "d'un Siècle à l'Autre, André Malraux", Centre Culturel de Cerisy-La-Salle (Manche).

- A lire aussi la biographie qui fait autorité : Jean La Couture,  "André Malraux, Une vie dans le siècle" aux éditions le Seuil.

- Lien Thématique du Colloque :
http://www.ccic-cerisy.asso.fr/malraux01.html

- Lien "Centre Culturel de Cerisy-La-Salle" : http://www.ccic-cerisy.asso.fr/ 

  




 

Par Lauric Duvigneau - Publié dans : Pédagogie, enseignement, art et culture
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Mardi 22 mai 2007

montaigne.jpg Michel de Montaigne

"Le monde récompense plus souvent les apparences du mérite que le mérite même" LA ROCHEFOUCAULD


Michel de Montaigne
"C'est le sort qui nous applique la gloire selon temerité. je l'ai vu veuë fort souvent marcher avant le mérite et souvent outrepasser le mérite d'une longue mesure"; Un examem objectif de nos succès et insuccès devrait nous nous donner à penser qu'il a des raisons d'être à la fois fiers et moins honteux de nous-mêmes, car une proportion édifiante de ce qui nous arrive n'est pas de notre fait. "[l'homme] a grand train, un beau palais, tant de crédit, tant de rente : tout cela est autour de luy, non en luy"... Mesurez-le sans ses eschaces: qu'il mette à part ses richesses et honneurs, qu'il se présente en chemise"..." Quelle ame a-t-il ? est-elle belle?, capable et heureusement pourvuë de toutes ses pieces ? Est-elle riche du sien, ou de l'autruy ? la fortune n'y a t-elle que voir ?" ... " C'est ce qu'il faut voir, et juger par là les extremes différences qui sont entre-nous." 

Les nombreuses critiques de l'idéal méritocratique nous invite à cesser d'attribuer une connotation morale à quelque chose d'aussi fortuitement réparti que l'a sans doute été l'argent, à couper les liens théorique couramment établis entre la "richesse" et la "vertu".



- A LIRE sans modération, du "Satut social", de Alain de BOTTON, aux éditions Mercure de France.
 

  

Par Lauric Duvigneau - Publié dans : Developpement personnel
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